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Les Arabes israéliens


Les Arabes israéliens désignent les Arabes détenteurs de la citoyenneté israélienne vivant en Israël. Ils s’identifient comme « Palestiniens » ou Arabes d'Israël. Ils sont aussi parfois désignés par les Arabes des autres pays comme « Arabes de 48 ». Lesréfugiés juifs des pays arabes ne sont pas comptés parmi les Arabes israéliens.
Lors du Conflit judéo-arabe de 1947-1949, environ 27%, soit environ 250 000 des 900 000 arabes de la population de la Palestine mandataire restèrent chez eux, d'autres furent déplacés à l'intérieur d'Israël. Ils reçurent la citoyenneté israélienne.
Les Arabes israéliens représentent en 2013 environ 20,6 % de la population d’Israël 19,5 %, soit environ 1 656 600 personnes. Selon les principes fondamentaux de la démocratie israélienne, ces citoyens ont les mêmes droits que les autres Israéliens. Toutefois, des discriminations sont dénoncées contre ces populations, parfois soupçonnées par leurs concitoyens de soutenir la cause palestinienne aux dépens de l'existence de l'État d'Israël. La majorité des Arabes israéliens ne sont pas appelés à servir l'armée de défense israélienne, Tsahal.

Ceci est un extrait de l'article Arabe israélien de l'encyclopédie libre Wikipedia. La liste des auteurs est disponible sur Wikipedia.

Première guerre israélo-arabe ou guerre d'indépendance : 1948-1949


Son origine provient du refus opposé par la Ligue arabe de reconnaître le partage de la Palestine décidé par l'ONU en novembre 1947 à la suite de la décision de la Grande-Bretagne de renoncer à son mandat datant de 1919.
Au départ des Britanniques et à la fondation de l'État d'Israël le 14 mai 1948, les États arabes limitrophes (Égypte, Iraq, Syrie, Transjordanie et Liban) attaquent le nouvel État, tandis que, de l'intérieur, la lutte est menée par la Garde nationale arabe levée par le mufti de Jérusalem.
Après une trêve de quatre semaines (11 juin-8 juillet), les Israéliens, qui ont obtenu de nombreux appuis extérieurs, refoulent les différentes armées arabes au cours d'une courte offensive, dite « des 10 jours ». Une nouvelle trêve (20 juilllet-octobre) voit l'émigration de 500 000 réfugiés arabes vers la Transjordanie, la Syrie et le Liban.
Du 15 octobre 1948 jusqu'en janvier 1949, les Israéliens repoussent les Égyptiens jusqu'à El-Arich et s'emparent de l'ensemble du Néguev et de la Galilée.
L'Égypte demande un armistice, accordé le 24 février, bientôt suivie par le Liban (23 mars), la Jordanie (ex-Transjordanie) [3 avril], la Syrie (20 juillet). L'Iraq refuse la négociation, mais, n'ayant pas de frontière commune avec Israël, retire ses troupes.
Les lignes de cessez-le-feu deviennent les frontières d'Israël, plus favorables que celles du partage de l'ONU.

Deuxième guerre israélo-arabe : 1956



Le 3 novembre, les forces israéliennes s'emparent de .
Dès le 30 octobre, Français et Britanniques avaient lancé aux gouvernements d'Israël et d'Égypte un ultimatum leur laissant douze heures pour retirer leurs troupes à 15 km de part et d'autre du canal. Le refus égyptien décide de l'intervention des forces franco-britanniques, qui débarquent à Port-Fouad et à Port-Saïd et occupent la zone du canal jusqu'à El-Kantara.
Cette action tourne court devant la pression de l'ONU, de l'URSS et des États-Unis. La police de l'ONU relève les contingents français et anglais, réoccupe le Sinaï et rétablit entre Israël et l'Égypte la ligne d'armistice de 1949.

2.1. Les protagonistes

En juillet 1956, Nasser nationalise la Compagnie internationale privée du canal de Suez. La France est déjà engagée dans la guerre d'Algérie. En accord avec la Grande-Bretagne, elle met au point une intervention en Égypte, à laquelle le gouvernement israélien est secrètement associé.
L'URSS, mais aussi les États-Unis sont tenus à l'écart de cette expédition menée à partir de Chypre (opération Mousquetaire). Elle survient à un moment où le nationalisme actif deNasser, son prestige et ses alliances arabes offensives ainsi que la faveur de l'URSS – qui vient de se substituer aux États-Unis pour réaliser le barrage d'Assouan – font peser sur Israël des dangers réels, dont une des concrétisations est le blocage du trafic maritime du golfe d'Aqaba et du port d'Eilat par les Égyptiens à partir de leur base de Charm el-Cheikh.

2.2. La « guerre-éclair » vers le Sinaï

Suivant le scénario préétabli entre les trois protagonistes, Moshe Dayan, commandant en chef israélien, lance une « guerre-éclair » vers le Sinaï le 29 octobre. Au total, 4 colonnes blindées – dont 3 mettent en déroute l'armée égyptienne, surprise – arrivent dès le 31 octobre en vue du canal. La quatrième colonne, la plus importante aux yeux des Israéliens, s'empare de Charm el-Cheikh le 3 novembre.

2.3. Intervention franco-britannique

Le 30 octobre, Français et Britanniques ont adressé aux deux « belligérants » un ultimatum leur laissant 12 heures pour retirer leurs troupes à 15 km de part et d'autre du canal. Le refus immédiat du Caire entraîne l'intervention franco-britannique les 5 et 6 novembre, par des actions aéroportées et des débarquements à Port-Fouad et à Port-Saïd, puis par une avance rapide le long du canal jusqu'à El-Kantara. Cette « promenade militaire » est cependant arrêtée en raison des vives réactions internationales, américaines, soviétiques et de l'ONU, ainsi que d'un désaccord interne profond en Grande-Bretagne.

2.4. Intervention de l'ONU

Dès le 15 novembre, une force de police internationale de l'ONU se substitue aux forces franco-britanniques, réoccupe le Sinaï, rétablit entre l'Égypte et Israël la ligne de cessez-le-feu de 1949 et reste interposée entre les deux belligérants, y compris à Charm el-Cheikh et à Gaza (mars 1957).

Troisième guerre israélo-arabe ou guerre 

des Six-Jours : juin 1967


3.1. Occupation du Sinaï par l'Égypte

L'alliance politico-militaire entre l'URSS et l'Égypte de Nasser s'est approfondie, et l'armée égyptienne ainsi que l'armée syrienne ont reçu de considérables équipements en matériels modernes blindés et d'aviation ainsi que de nombreux « conseillers soviétiques ». De leur côté, les Occidentaux (dont les Français) ont également fourni aux Israéliens des matériels parmi les plus performants.
Le 19 mai 1967, l'Égypte demande et obtient la relève par sa propre armée des Casques bleus de l'ONU en place au Sinaï depuis 1957. Elle réoccupe donc Charm el-Cheikh et masse ouvertement des contingents blindés dans le Sinaï. La Syrie fait de même à sa frontière.

3.2. La campagne israélienne


Israël réagit par une campagne préventive lancée dès le 5 juin. La campagne dure six jours et est un succès considérable pour les forces israéliennes, qui, dès le premier jour, détruisent l'aviation égyptienne sur ses aérodromes ainsi que celles des Syriens, des Irakiens et des Jordaniens. Le général en chef israélien Yitzhak Rabin mène alors de rapides opérations blindées à Gaza, dans le Sinaï et à Charm el-Cheikh du 5 au 8 juin; puis, du 6 au 8 juin, il conquiert la Cisjordanie contre les forces jordaniennes du roi Husayn, qui subissent de très lourdes pertes. Enfin il se tourne vers la Syrie et, après la saisie du plateau du Golan, marche sur Damas, lorsque le cessez-le-feu, exigé par l'ONU dès le 7 juin, arrête la campagne le 10.
La poche de Gaza, le Sinaï sauf Port-Fouad, la Cisjordanie, dont la totalité de la ville de Jérusalem, enfin le plateau du Golan restent occupés par les Israéliens. En août, les chefs d'État arabes réunis à Khartoum s'engagent à ne pas reconnaître Israël et à ne pas négocier avec lui.

3.3. La résolution 242 des Nations unies

L'ONU vote le 22 novembre 1967 la résolution 242, qui détermine les conditions politiques d'un retour à la paix : retrait israélien des territoires occupés, mais reconnaissance d'Israël par les États arabes et solution raisonnable du problème des réfugiés palestiniens.

Quatrième guerre israélo-arabe ou guerre du 

Kippour : octobre 1973


4.1. Ménager l'effet de surprise

La mort de Nasser le 28 septembre 1970 et sonremplacement par Anouar el-Sadate vont modifier les conditions politiques des conflits israélo-arabes. D'abord, une certaine forme de guerre d'usure qui avait persisté après la guerre des Six-Jours et menaçait de ruiner économiquement les deux pays s'achève par une espèce d'accord tacite. En outre, Sadate, très conscient de l'impasse de la situation, désire la faire évoluer vers une normalisation pouvant déboucher sur une paix globale. Mais ses efforts se heurtent partout au scepticisme et à la mauvaise volonté, après qu'il ait demandé à l'URSS de retirer ses conseillers militaires (juillet 1972).
Le conflit, pourtant annoncé à plusieurs reprises comme inéluctable par Sadate lui-même, est une surprise pour le monde international et pour la première fois pour le gouvernement d'Israël. Très soigneusement et secrètement préparé par l'Égypte et la Syrie, il est déclenché le samedi 6 octobre 1973 à 13 h 00 – jour de fête du Yom Kippour en Israël – simultanément par une attaque massive syrienne au Golan et un franchissement égyptien du canal de Suez. L'Iraq, la Jordanie, le Maroc et l'Algérie y participent. L'arrière-pensée politique de Sadate semble bien avoir été de provoquer, quelle que puisse être l'issue du conflit, une intervention internationale et d'obtenir ainsi l'application de la résolution 242.

4.2. Supériorité des forces arabes

Israël est surpris dans plusieurs domaines : la mobilisation, à peine ébauchée, n'est achevée que le soir du 10 octobre; le franchissement du canal est réussi techniquement dans des délais beaucoup plus courts que prévu, et la masse des blindés égyptiens est très vite à pied d'œuvre. Les aviations arabes constituent une menace potentielle considérable, de même que les batteries nombreuses et bien servies de fusées antiaériennes de type SAM 2, 3 et 6. Même sur le plan tactique de la guerre des blindés, les Égyptiens, en particulier, mettent en œuvre les armes antichars portatives modernes (fusées SAGGER et lance-roquettes RPG 7) qui stopperont, le 9 octobre, en lui détruisant 150 chars, une contre-attaque vers le canal de la seule division blindée israélienne disponible.

4.3. Supériorité tactique d'Israël




C'est dans le domaine de la conduite des opérations que le rétablissement israélien s'effectuera rapidement. En attendant la fin de la mobilisation, Israël porte son effort défensif dans le secteur le plus menacé dans l'immédiat, le Golan, contre une armée syrienne de 5 divisions, dont 2 blindées, face à 2 brigades israéliennes, un millier de chars contre une centaine. C'est l'aviation israélienne qui empêche la rupture, grâce à un nombre de sorties considérable (2 000 sorties journalières en moyenne pendant le conflit). Le dimanche soir, soit en 36 heures, et bien qu'elles aient progressé profondément dans le Golan, les forces syriennes ont perdu 80 % de leurs chars, et l'équilibre des forces commence à se modifier.
Dans le Sinaï, les Égyptiens n'ont pas pris le risque d'une avance rapide, mais leur potentiel est intact et ils ont même acquis un succès défensif certain sur les premiers blindés israéliens lancés inconsidérément en contre-attaque. Les Israéliens décident de maintenir leur effort dans le Golan, mais, pour réduire les pertes, ils progressent méthodiquement et avec une certaine lenteur en direction de Damas contre un ennemi combatif qui a reçu en renfort une division irakienne et une brigade marocaine. Le 14 octobre, ils se trouvent à portée d'artillerie de Damas, mais s'établissent alors sur la défensive, pour porter leur effort dans le Sinaï.
Le front syrien restera désormais statique, exception faite de quelques contre-attaques blindées arabes sans grand succès et de la reprise, juste avant le cessez-le-feu (21 octobre), du mont Hermon par les Israéliens, une des opérations les plus coûteuses de toute la guerre.

4.4. Encerclement de la IIIe armée égyptienne par les Israéliens

Dans le Sinaï, probablement pour soulager leur allié syrien, les Égyptiens, qui disposent de 8 divisions, dont 3 blindées, lancent les 13 et 14 sans succès et au prix de lourdes pertes en blindés des attaques massives de chars sur les concentrations des Israéliens. Dans la nuit du 15 au 16, à la jonction des deux armées égyptiennes, un peu au nord du lac Amer, les Israéliens lancent 2 brigades blindées et 2 mécanisées, qui, dès le 16 au soir, réussissent le franchissement du canal. Après avoir organisé solidement vers le nord leur tête de pont, ils engagent, à partir du 19, 2 autres brigades blindées vers le sud et la ville de Suez, encerclant ainsi la totalité de la .
Malgré l'intervention de l'aviation égyptienne, la destruction progressive des sites de fusées antiaériennes finit par leur assurer une certaine maîtrise aérienne. Les Israéliens ont perdu plus de 100 appareils, mais ils ont été renforcés en avions et en matériels de contre-mesures électroniques grâce à un pont aérien américain qui a fait pendant au pont aérien analogue de l'URSS vers les nations arabes. Le 22 octobre, la ville de Suez est presque atteinte et, au cessez-le-feu, le 24, la IIIe armée égyptienne encerclée.

4.5. Vers un cessez-le-feu

Parallèlement aux opérations militaires, la diplomatie internationale a été fort active, aiguillonnée en outre par la décision prise le 17 octobre par les pays arabes producteurs de pétrole de réduire leurs exportations vers l'Europe et les États-Unis. À l'issue du séjour de Henry Kissinger à Moscou (21 octobre), le Conseil de sécurité de l'ONU adopte le 22, et renouvelle le 23, une résolution américano-soviétique pour un cessez-le-feu immédiat, accepté par Israël et l'Égypte et rejeté dans un premier temps par la Syrie, l'Iraq, l'OLP et la Libye.
Après une mise en état d'alerte de toutes les forces américaines (25 octobre), à la suite de l'avertissement soviétique à Israël sur le non-respect du cessez-le-feu, le Conseil de sécurité fait adopter le principe de l'envoi sur place d'une force de 7 000 Casques bleus, sans participation des contingents de pays membres permanents du Conseil.
Les Arabes israéliens sur le banc de touche
Citoyens de second rang, les "Palestiniens d'Israël" demeurent soumis à un perpétuel procès en déloyauté. Mais à Sakhnin, dans le nord du pays, le football défie les discriminations.

"Eh, l'arbitre, sois donc honnête: la guerre est finie !" Jailli des tribunes quasi désertes du stade de Ramat Gan, le lazzi déride la poignée de supporters du club de Sakhnin, ville arabe de Galilée, dans le nord d'Israël, à mi-chemin de Saint-Jean-d'Acre et de Tibériade. Ce 20 janvier, leur équipe, tout de rouge vêtue, joue sa place en demi-finale de la Coupe de la Ligue israélienne. Sur un seul match, d'ailleurs différé de deux semaines, et en terrain neutre: la police redoutait que la féroce offensive de Tsahal dans la bande de Gaza ne déchaîne la fureur des fans.  
Il faut dire que Sakhnin, 26 000 âmes, ne mégote pas son soutien aux frères palestiniens; le 3 janvier, une marche monstre a parcouru son artère centrale, dédiée aux "martyrs d'Al-Aqsa", en hommage aux deux jeunes tués lors des émeutes d'octobre 2000, réplique de l'éruption de la seconde Intifada. Plus de 120 000 manifestants, jure-t-on ici. Bien davantage en tout cas qu'à Ramallah ou à Naplouse, cités phares de Cisjordanie. Cet engagement vient de loin: le 30 mars 1976, Sakhnin fut l'épicentre de la première "Journée de la terre", violent séisme déclenché par une vague de confiscations foncières. 

Walid donne de la voix, tantôt en arabe, tantôt en hébreu

Sakhnin doit au ballon rond d'autres titres de gloire. A commencer par la conquête, en mai 2004, de la Coupe d'Israël. Victoire intolérable pour les hooligans du Betar Jérusalem, qui publièrent le lendemain dans un quotidien populaire le "faire-part de décès" du football national. Peine perdue: aujourd'hui comme hier, le virus de l'ostracisme n'a aucune prise sur le Onze du Bnei Sakhnin. Dans le huis clos de Ramat Gan, il s'en tient d'ailleurs à son schéma tactique, le 4-4-3: quatre Arabes, quatre juifs et trois étrangers venus d'Afrique. Pour distinguer les lecteurs de la Torah de ceux du Coran, il faut attendre la sortie du vestiaire. Les uns effleurent des doigts la mezuzah, petit étui contenant la prière du "Chema Israël" et fixé au montant de la porte ; les autres, non.  
Dans les gradins clairsemés, Walid donne de la voix, tantôt en arabe, tantôt en hébreu. "Notre fan-club compte une cinquantaine de juifs, insiste ce peintre en bâtiment. Les jours de matches, on hurle ensemble et on mange ensemble. Le Hamas ? Quel Hamas ? Ces gens-là nous prennent pour des traîtres. Tout le monde nous tape dessus. Le stade, c'est notre refuge". "Chez nous, claironne en écho Mazen Ghanaïm, maire de Sakhnin, le foot donne tort à ceux qui jugent illusoire toute coexistence." Ce quadra tonitruant connaît la chanson : avant son élection, en novembre dernier, il présidait le club local. Nul angélisme pour autant quant à l'impact de l'offensive récente dans la bande de Gaza: "Très néfaste. Ici, chaque famille ou presque a des parents là-bas. Nous voilà coincés entre le marteau et l'enclume." Entre ce Hamas qui - injonction chimérique - somme les cousins du nord de rallier la lutte armée. Et l'Etat d'Israël, enclin selon l'élu à soumettre chaque matin sa minorité arabe à "un examen de loyauté". Epreuve vaine, aux yeux d'Avigdor Lieberman, leader d'un parti d'extrême droite très en vogue chez les russophones. Dans un entretien paru voilà peu dans Haaretz, ce boutefeu barbu classe "l'extrémisme des Arabes israéliens" au deuxième rang des périls stratégiques qui guettent la patrie. La citoyenneté ? Révocable. L'expulsion ? Légitime pour les "meneurs".  

Trois semaines avant le scrutin législatif du 10 février, Lieberman obtiendra même le bannissement de deux listes arabes. Triomphe éphémère, anéanti le 21 janvier par un arrêt de la Haute Cour de justice, dont l'antichambre résonne encore du duel verbal livré la veille. Au "Fasciste !", lancé par un député sortant menacé d'inéligibilité, le populiste natif de Moldavie soviétique répliqua par un " Terroriste !" tout en nuances. Haro, donc, sur l'ennemi intérieur et la "cinquième colonne", déjà stigmatisée à l'automne 2000, au lendemain de la révolte de Nazareth, réprimée à balles réelles. "Ce qu'il faut à Lieberman, c'est un aller simple pour la Russie", ironise Ghanaïm. "Sa place est en prison, pas à la Knesset", renchérit son prédécesseur, l'avocat communiste Mohammed Bachir. Voilà qu'un type venu d'ailleurs prétend évincer un peuple enraciné ici bien avant la création de l'Etat d'Israël. Lequel doit encore prouver qu'il voit en nous des citoyens à part entière. On en est loin." Constat imparable, qu'attestent toutes les études. Notamment le dernier rapport de Sikkuy, l'Association pour la promotion de l'égalité civique. S'ils totalisent près du cinquième de la population, les "Palestiniens d'Israël", label que la plupart préfèrent à celui d'Arabes israéliens, occupent à peine 6 % des emplois publics. Subalternes, pour la plupart. Dans le secteur de Sakhnin, le revenu moyen est inférieur de moitié à celui enregistré à l'échelle nationale. "Discrimination délibérée", a admis le Premier ministre sortant, Ehud Olmert, devant une commission parlementaire. Les efforts entrepris depuis des lustres pour "combler le fossé" n'ont guère changé la donne.  
Quant à la guerre de Gaza, elle a retardé sine die l'examen par le gouvernement du programme ébauché par un comité interministériel, prévu à la mi-janvier. L'ancien maire Mohammed Bachir se souvient encore du pactole promis par le travailliste Ehud Barak, Premier ministre entre 1999 et 2001. "Je n'ai rien vu venir", soupire-t-il. Le notable fut-il plus chanceux avec son successeur, le faucon repenti Ariel Sharon ? Pas vraiment. "Un jour, je lui ai soumis deux requêtes : un nouveau stade et une percée sur le front de la paix. Voeux à demi satisfaits, et encore : nous avons reçu de quoi bâtir la moitié d'une arène." Depuis lors, le Qatar a soldé la facture. Mais la concorde, elle, reste hors de prix, y compris en Galilée. Témoin, l'embrasement d'Akko - Saint-Jean-d'Acre - le 8 octobre dernier. Pour s'être aventuré en voiture dans la vieille ville, en ce soir de fête juive du Yom Kippour, un Palestinien est rudement pris à partie. S'il trouve le salut dans la fuite, la rumeur de son assassinat enfièvre les quartiers arabes. Aussitôt, une horde de jeunes déferle, dévastant commerces et voitures. 

Sauvegarder l'image de "ville de la tolérance"

Trois nuits d'affrontements s'ensuivent. "Les germes de la radicalisation sont là, se désole Bachir. Bien sûr qu'il est exclu de prendre les armes. Bien sûr qu'on ne veut pas d'un pouvoir islamiste. Mais je crains d'autres épisodes, plus violents encore. Il n'y a plus de troisième voie entre l'entente et l'apocalypse. Le moment est donc venu de choisir. Israël ne voulait pas de Yasser Arafat ? On a eu le Hamas. Israël ne veut pas du Hamas ? Si ça continue, il aura Al-Qaeda." 
Pour l'heure, Sakhnin mène une autre bataille : sauvegarder l'image de "ville de la tolérance" qu'invoque le père Salah Khoury, prélat orthodoxe dont l'église Saint-Georges jouxte une mosquée ainsi que les vestiges d'un cimetière juif. Certes, deux groupes d'enseignants à la retraite de Tel-Aviv, attendus le 3 février, ont annulé leur visite. Mais le volubile Ghazal Abou Raya, porte-parole de la municipalité et animateur de l'antenne régionale de l'Institut judéo-arabe pour la paix, espère en accueillir un autre avant la fin du mois. Cet idéaliste familier de la "double peine" - "la douleur du mort arabe, la souffrance du mort juif" - s'obstine à prêcher son credo : "Réconcilier mon Etat israélien et ma nation palestinienne. Nos enfants connaissent la langue, l'histoire, la culture des juifs de ce pays. Eux ne savent rien des nôtres." 
A Ramat Gan, le quart de finale s'achève. Sakhnin a fini par terrasser Kyriat Shmonah. Le score : 2 buts à 1, 5 cartons jaunes à 3, et 1 carton rouge partout. Deux expulsions seulement ? Une misère. Nul doute que le va-t-en-guerre Lieberman, pour peu qu'on lui confie le sifflet, ferait beaucoup mieux. 



Le Palestinepédia: décryptage du conflit israélo-palestinien


Les frontières, les négociations, le statut de Jérusalem, le problème des réfugiés… Retour sur un conflit qui dure depuis plus de 60 ans, alors que le 23 septembre, les Palestiniens vont demander l’adhésion de leur Etat aux Nations unies.

Le site arabe israélien qui cartonne en Tunisie


Un site web israélien suscite un intérêt grandissant de la part des internautes de Tunisie. Et nos frères Egyptiens, Palestiniens, Saoudiens, en sont apparemment encore plus accros que nos concitoyens.
Un site web israélien suscite un intérêt grandissant de la part des internautes de Tunisie. Il s’agit de panet.co.il. Et comme l’extension «.il» du nom de domaine l’indique, il s’agit bien d’un portail mis en ligne à partir d’Israël. Pour les internautes qui débarquent par hasard, au détour d’un lien hypertexte, l’écriture en hébreux affichée sur un téléphone mobile, un peu plus bas sur la page d’accueil, est sans équivoque.
Et les tendances de recherches des Tunisiens sur les 7 derniers jours (statistiques du 27 octobre 2009) indiquent pour panet.co.il une croissance de 40%. L’adresse du site se place donc dans le Top 10 des termes en les plus recherchés sur le web, en Tunisie.
Mais que peuvent bien chercher des Tunisiens sur un site qui annonce dès son adresse web la couleur ? De la musique en format Mp3 à télécharger, des films, des potins people… en arabe. Parce que «panet» est l’œuvre d’Arabes israéliens.
Et «la majorité (des visiteurs) sont des Arabes israéliens. L'idée était de leur fournir un site qui réponde à leurs préoccupations», rappelle Bassam Jaber, qui a fondé ce site en 2003.
Et l’outil Google Trend le confirme. Ce sont en effet parmi les Israéliens qu’il faudra trouver le plus grand nombre de visiteurs du site.
Mais ils sont immédiatement suivis des Egyptiens, et des Marocains, qui arrivent juste avant les Palestiniens des territoires occupés, qui précèdent eux-mêmes (de peu) les Saoudiens. En somme, les Tunisiens n’arrivent qu’en 10ème position, et ils sont loin d’être les lecteurs les plus nombreux de «Panet». Nos frères algériens, jordaniens, koweitiens, en sont apparemment encore plus accros que nos concitoyens.
A défaut d’aller chercher le savoir en Chine, les Arabes vont donc trouver les films et la musique estampillée Rotana jusqu’en Israël.

Arrestation en Grande-Bretagne d'un dirigeant islamique arabe israélien


 Forces de Défense Israéliennes 
 Armée de Terre

Le député arabe israélien
Azmi Bichara démissionne 

Les Arabes israéliens appelés à boycotter les produits israéliens



Un apartheid arabe, non israélien


Les gauchistes qui ont pris possession de nos universités ont décrété une «semaine de l’apartheid israélien». Ce qui illustre bien l’adage de Jean-François Revel selon lequel l’information est inutile pour générer des prises de position politique et les diffuser.
Israël, un État d’apartheid ? De toute évidence, cela ne tient pas la route. Environ 1,2 million Arabes, chrétiens, musulmans, druzes, bédouins sont citoyens de plein droit, votent et sont représentés à la Knesset. Un des membres de la Cour suprême d’Israël est un musulman. Nombre d’officiers de l’armée et de la police sont des Arabes. La diplomatie israélienne compte un grand nombre de consuls arabes. Quels rapports avec l’Afrique du Sud d’avant-Mandela?

Les Arabes d’Israël : une minorité nationale palestinienne ?

En tant que membre de ce groupe appelé « Arabes israéliens », je vais tenter, à travers ma propre expérience que je qualifie désormais de « palestinienne » et non plus d’« arabe israélienne », d’expliquer les raisons de ce changement. J’espère sincèrement par ce bref paragraphe descriptif aider à une meilleure appréhension de la situation globale des Arabes d’Israël.


Netanyahu donne 800 millions aux arabes-israélien

Le cabinet israélien vient de lancer un plan d’investissement de 800 millions de shekel pour les Arabes israéliens. Environ 20% de la population d’Israël est d’origine arabe (chrétienne ou musulmane).  « La base de ce plan est un changement radical de cap dans la politique du gouvernement», a déclaré le ministre israélien pour les minorités, Avishai
Ce plan engage qui engage l’état sur les 5 années à venir vise a développer considérablement les infrastructures économiques, les logements, les transports et surtout, à réduire la violence urbaine. Cette dernière est 70% supérieure dans les villages arabes que dans les villages juifs (proportions gardées).


Le taux de chômage de la communauté arabe est aussi supérieur au taux de la communauté juive. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu affirme donc aujourd’hui que la population arabe israélienne à un « potentiel non réalisé». « Sa croissance économique pourrait transformer le visage de la société israélienne».
L’un des objectifs majeurs de ce plan colossal est de faire tomber le taux de chômage des arabes israéliens et plus particulièrement des femmes insoumises.
Il est important de noter que ces investissements ont étés soigneusement choisi. Il s’agissait de favoriser ou la communauté juive orthodoxe ou la communauté arabe. Le gouvernement a fait le pari de cette dernière communauté pour montrer une fois de plus sa bonne volonté. Aujourd’hui, quelque 50% des Arabes israéliens vivent sous le seuil de pauvreté contre 60% des juifs ultra-orthodoxes (le taux national est de 18%). 

Statistiques complètes de la population arabe israélienne en 2013

Un musulman sur cinq, en Israël, réside dans la capitale de l’Etat Juif, Jérusalem. L’information a été publiée par le Bureau Central des Statistiques (CBS), le jour de l’Aïd al-Adha.
Jérusalem compte 288.000 habitants musulmans soit 35% de la population de la ville. La deuxième plus grande population musulmane d’Israël vit à Rahat (57.000 personnes), suivi de Nazareth (51.000) et Umm al-Fahm (49.000).
À la fin de l’année 2012, la population musulmane en Israël était 1.388.000 personnes, soit une hausse de quelque 34.000 habitants par rapport à 2011. Le taux d’augmentation de la population musulmane se ralentit : de 3,8% en 2000 à 2,5% en 2011. Pourtant, le taux de croissance de la population est le plus élevé dans le pays, alors que la population juive a enregistré un taux de croissance de 1,7% , chez les Druzes de 1,5% et au sein de la population chrétienne de 1,7%.

Le taux de fécondité était de 3,5 enfants par femme musulmane en 2012, comparativement à 4,7 en 2000 .
Malgré la baisse des taux de fécondité, les femmes musulmanes ont un taux de fécondité plus fort que tout autre groupe religieux en Israël, ou que dans certains pays arabes: les femmes juives ont un taux de fécondité de 3.0 enfants, les druzes de 2.3, les chrétiennes de 2.2, les syriennes de 3.0, les égyptiennes et algériennes de 2.9, les saoudiennes de 2.8, les turques de 2 et les libanaises de 1.9.
En outre , les ménages musulmans sont plus grands que ceux des juifs. Quelque 39 % des ménages musulmans sont constitués de six personnes ou plus, comparativement à seulement 9% des ménages juifs.
La population musulmane est jeune : Elle est constituée d’un pourcentage élevé d’enfants et d’un faible pourcentage de personnes âgées. Quelque 38 % de la population musulmane en Israël est âgée de 0 à 14 ans (environ 256.000 personnes) et seulement 4 % a plus de 65 ans (environ 50.000 citoyens).
Environ la moitié de la population musulmane réside dans le nord d’Israël : 36,6% dans le district nord d’Israël et de 14,1% dans le district de Haïfa. 21,5% vivent dans le district de Jérusalem. Le reste vit dans le centre d’Israël (11,1%) et dans le sud ( 15,5%) et 1,1% seulement vivent dans la région de Tel Aviv (principalement à Jaffa).
Les données montrent que la majorité des femmes musulmanes ne travaillent pas. En 2012, le taux de travailleuses arabes était de 23.7% (sur le total des femmes arabes de plus de 15 ans). Chez les juives ce taux est de 64.3%, chez les chrétiennes de 48.1% et chez les druzes de 36.7%. 38% des travailleuses arabes sont employées dans le domaine de l’éducation.
63% des employés musulmans travaillent dans quatre branches principales : 19 % dans la construction , 18% dans le commerce de détail et de la mécanique , 13% dans l’éducation et 13% dans le secteur industriel.
Par Nisso Amzar – JSSNews 



Invention Israélienne.
Vidéos pour Arabe israélien

La première arabe israélienne de Tsahal.



Alors que le monde entier se retourne contre Israël, difficile de trouver des alliés. Mais c'est au cœur de l'armée israélienne qu'il faut se tourner. Mona Lisa habite Haïfa, elle est arabe, israélienne, chrétienne, et a voulu s'engager dans l'armée israélienne.


Documentaire Israel Et Les Arabes 1948 1998 Partie 1



Documentaire Israel Et Les Arabes 1948 1998 Partie 2



Documentaire Israel Et Les Arabes 1999 2005 Partie 3



Documentaire Israel Et Les Arabes 1999 2005 Partie 4



Israël et les Arabes


Bonne lecture à tous. 

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Lynda Boccara

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